Welcome abord the very new Paradigma Cruising Steamship

juin 12, 2009 par violencephale

Il me semble, sans l’état d’un doute, que mes franges et mes contours se morcèlent et s’agglutinent au Centre de mes Préoccupations. De pluies en pluies, j’arrive volontiers en phrases déconstruites et pars fortuitement aux heures de minuit, alors que mes mots s’amoncèlent, par force ou par magie, en sens verbeux et profitable… Lorsque je vous parle… Lorsque je vous raconte les espaces et les formes d’un “Guay-savoir”, j’imagine que je m’y trouve et que, simultanément, mes vives perceptions nourrissent d’un fil ma pensée fragile. Et j’improvise, tout autant que vous qui improvisez un sourire, une réponse, une excuse. Je ne préparerai plus mes dictons à venir; je ne m’emploierai plus à fournir de preuves mes explications complexes; je n’irai plus, sans vous, au pays des heureux hasards. Je compte à rebours les précieuses minutes qui m’achemineront à vos côtés, à vos flancs soudains, à vos devantures sages, à vos bras câlins, à vos amitié réciproques et à vos vidanges nocturnes.

Les nôtres nous appartiennent pour de bon; les filets en sont si bien remplis que la pêche n’est plus hyperbole. Ils abondent en tout sens, ceux qui savent et veulent aimer. Ils portent les vêtements du vent et les cheveux dénoués, trimbalent mille breloques qui destinent leur journées, promènent la tranquillité du paysage en guise de bouquet et dans leurs visages possibles se déploient toutes les beautés du monde. Je les ai vus au coin des Panet et Maisonneuve, dans les couloirs houleux d’une université publique, dans la flamme d’un briquet où résonnent encore leurs échos, chez le voisin qui bricole et qui picole, à la télévision (quand ils daignent nous la regarder), dans ma maison… qui devient une boîte à souvenir.

J’abonde en votre sens lorsque vous dites qu’un Amour fraternel prévaudra lorsqu’il sera nécessaire…

Je sens les rouages antiques de vos articulations qui annoncent la fin d’un cycle puisque le suivant s’entame déjà.

Je veux quitter le monde des fous, pour de bon.

À point fermées, mes paupières fébriles regardent un pur plus vert, un bleu plus ciel.

Et tous les jaunes qui vibrent en moi pour faire le soleil sont d’accord; l’été est là, car je ne suis plus las.

Celle avec qui j’ai déjà dansé…

mai 30, 2009 par violencephale

C’était à l’heure des rendez-vous, celle à laquelle les nourrissons braillent fort avant de s’endormir.  Jérôme me shottait la dernière poffe et elle nous regardait, écartée et maquillée.  Je ne m’y suis pas arrêté alors, mais l’expression de dédain et de mépris que son visage affichait devant nos mains jointes m’apparaît clairement aujourd’hui.  Étrangement, mon amie a toujours été distante, voire couvée.  Au départ, ce sont précisément ses manières effacées qui me charmèrent.  Méfiante et complice, elle esquivait une question jugée trop mesquine; une conversation qui devenait plus intime lui nouait sûrement la gorge.  Dans nos échanges verbeux, je la dominais avec plaisir: moi, toujours au-devant, je l’interrogeait à tâtons, comme on déshabille une poupée de porcelaine.  Je l’examinais comme on examine une plante ou une œuvre d’art, en sachant pertinemment que l’enchantement tomberait pour une autre.  Insatiable, je la dévorais toujours plus du regard.  Pourtant, mes fins ne m’ont jamais parut vilaine, ni purement sexuelles.  Je n’avoue pas sans un certain malaise que mon appareil libidinale est probablement au zénith de sa condition masculine, les drogues douces, mais les charmes féminins renferment d’autres secrets plus merveilleux encore; l’on ne peut que le découvrir ensuite.  Les brèves précisions que j’apporte à propos de mon amie ne doivent servir qu’à mieux comprendre les raisons qui me poussèrent à croire que, de justesse, j’avais échappé à l’étreinte d’une sorcière et y avait fourré à ma place un ami disposé.  Lui qui porte encore aujourd’hui les cicatrices d’une trahison qui ne fut pas la sienne ne saurait, à la lecture de cette confession, raisonner mon pardon.  S’il y parvient un jour, c’est qu’à son tour il m’aura trahit, alors que moi, je dormirai en toute quiétude dans le bras d’une femme surnaturelle, à laquelle mes soupçons auront abandonnés leur mémoire.

Crois-moi, nul besoin de correspondre, je sens que nous nous sommes tout dit.  D’ailleurs les nuits silencieuses passées à tes côtés me justifient; il faut agir pendant que la lune est haute.  Oublions nos rancunes d’hier, et portons au bûcher celles d’entre toutes qui minent le cœur de hommes et y font croître les vignes meurtirères où poussent en grappes les vices de l’âme humaine.  Il en va du salut de nos fils, qui a leur tour châtieront leurs filles.

Sur les soirées longues qui raccourcissent.

avril 14, 2009 par violencephale

Je ne crois pas d’aucune manière que les poissons puissent parler de météorologie.

Leur acceptation du phénomène doit être absolue pour que leurs conditions de vie soient décentes.

L’homme tergiverse dans le ridicule en commentant sans vergogne son atmosphère changeant.

Dans un environnement XYZ, l’homme serait peut-être plus à même de ne pas concevoir son existence comme une calamité provenant des altitudes.

Les poissons sondent les creuses abysses comme ils batifolent au vague des crêtes.

Lorsque je reviens des profondeurs, mon élan me permet tout juste de contempler les hautes vagues et ses danseurs.

Lorsque je reviens, sans nuances, les bas-courants me dominent et m’acheminent au retour.

Requins et récifs aident à ma nage; si je goute à nouveau l’effrayant éther, je remercie ma force.

Pourtant, je sais que tous les poissons se parlent entre eux.

J’ai entendu les clowns, les épineux, les murènes et les baleines.

Je sais que leur présence est nécessaire; leur témoignage, ultimes.

Les poissons meurent chaque jour: de la cigarette à grands-filets, du cancer industriel, du sida braconne.

Les poissons vivent à chaque jour, et les clémences du climat assaisonne leur séjour.

À Chicoutt-Nord, pumpernickel chrome.

Fr Gu

Commencer par la faim.

avril 10, 2009 par violencephale

Assoifé d’éventuelles et potentielles dérives, j’existe.
Dans la pénombre, je me nomme abstraitement.
Dans le clair-jour, je me dérobe facilement.
Hypergenèse. Ça pend, nous y sommes.
C’est un calembour malgache qui s’épelle strictement, puisqu’il ne faut jamais en prononcer la substance verbale.
Comme les heures fuient, je m’écouche souvent à leurs petites… Le sujet est ici discursif, mais il perd tout son crédit lorsqu’on l’aborde d’un point de vue pédonculaire. En effet, le champ des sphères pédonculaires de la pratique déontologique des pommiers est restrictive et ne s’applique pas dans le cadre humain de la parole masculine.
Pédoncule-je?