Dans ce silence, je suis Empire et toi Onire

Garde tes ombres purpurines

Et mes ombrelles divines,

Avec mes mots souillés de toi

Je pars… sans eau.

Je regarde à l’est

Et y vois des fleurs

Mourantes de mille parfums

Des orages bas qui peuplent le monde

La jungle chaude qui hurle ton nom

À jour, ton sourire m’a percé

Et j’en oublie le vrai soleil

Qui soudainement prend ta forme

Son corps ardent qui m’aveugle

En toi, se dresse toujours

Pour que je t’absorbe et te prie

Tu couches chaque nuit

Avec un autre, éveillée

Devant mon sommeil soumit

À ma vue dérobée, tu es paisible

Soleil de braise, je te cherche dans mes rêves

Tu me parviens, parcimonieuse et noire

De tes rayons, un par un, puis par centaines

Je me nourri en attendant l’ivresse

Sobrement, tu déverses les heures

Les longues minutes, ces motifs brulants

Que d’autres bouches entendent

Que d’oreilles affamées dévorent

D’eux, je croirai me venger

Je voudrai que tu redescendes

Je ne veux plus te voir, soleil

Redeviens femme, amante

Redonne à moi seul ton regard

Je ne dormirai plus le soir

Je serai l’autre à sa place

Car ce ciel n’est rien sans toi

On dit qu’il ne le sait pas

Qu’il a pour toi oublié son nom

Il a rêvé les étoiles du nord

Celles qui brilleront encore

Et ne s’évanouiront pas

Quand tu redeviendras femme

Quand tu redeviendras femme

J’hérisserai ta peau blanche irisée

Et tout mon corps nu dansera

Je te promets, au premier frimas

Quand mes mouvements glacés

Feront notre mort tiède et lasse.

~ par violencephale le avril 13, 2010.

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