Le commode et le juste.

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L’orient et l’occident vont opposer le monde alors que ces notions n’existent pas.

Leur noms sont comme des secrets de misère enterrés dans une boîte à souvenir perdue.

Ils suscitent en moi un égarement profond comme je creuse le sol à leur recherche.

Je sais que dans la boîte, en suspens au centre de cette boîte, dans la boîte il y a un monde.

Mais de ce monde qui est perdu, je n’ai qu’un souvenir sans substance, sans conviction.

J’implore que le Divin me le souvienne: «Tu n’as pas enterré cette boîte de tes mains.»

L’orient pèlerine-t-elle vers le soleil ou demeure-t-elle au foyer?

L’occident cours au progrès comme à sa perte, mais est-il aussi en voyage?

L’orient le soleil, l’occident le soleil, concourent tous deus.

L’orient la lune, l’occident la lune, s’assombrissent tour à tour.

Je n’ai si peur de rien tant qu’ils tournoieront encore demain.

S’ils arrêtaient leur course folle sous mes pas.

De les voirs figés, érigés, assommant le glas.

Je prendrais le reste de l’éternité pour partir à ta recherche.

J’irais scruter les lieux de notre déchirement pour y trouver des traces.

Des fragments de nous, des morceaux qui nous appartiennent ensemble.

Des endroits de nous que nous ne possédons plus, qui rendent notre quête impossible.

Impossible de retrouver ma moitié avec la cicatrice qui reste de nous, puisque elle est incomplète.

Cette cicatrice n’est déjà plus le reflet de ce que nous sommes ni de ce que nous étions.

Alors je partirais, infatigable, pour l’éternité durant, me recomposer de toi.

L’étoile passe encore dans le ciel aujourd’hui, et je sais que le chemin qui me mène à toi est intemporel.

Que te rejoindre est une idée qui ne peut mourir et qui ne se réalise pas non plus.

Alors je t’abandonne, au quotidien, à l’autre bout du monde ou sur mon pallier.

Restons inconnus, oublions nous et ne nous revoyions qu’alors, quand tout cessera de tourner.

Quand nous aurons, comme jadis, vraiment le temps pour ces choses là.

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~ par violencephale le septembre 14, 2010.

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